Je suis né en 1974. Je travaille la poésie et la peinture avec un même intérêt, à la fois par passion et par obligation. Je partage avec Catherine Andrieu la même nécessité du poème. L’écriture est un besoin vital, une façon d’exister, de lutter contre la maladie.

 

La poésie est un parcours personnel mais aussi une ouverture au monde. Elle porte une idée du changement, pour soi et pour ce qui nous entoure. Elle est une révolte. Elle évoque le mystère de la vie, tente d’apporter quelques réponses, quelques repères aux expériences individuelles et collectives.

 

Le poète est un passeur de mondes. Il dispose de la clef des éléments, maître des nuages, de la pluie et des ténèbres. Il est celui qui plonge au cœur de la pensée et du langage pour en recueillir le diamant chaud.

 

Le poète n’existe pas dans la société… Ce sont des sociétés qui s’unissent en plusieurs groupes afin de mourir ensemble, condamnées au silence par la machine médiatique.

 

Il existe certains repaires, quelques zones de résistance. Les fantômes de la poésie se glissent dans les marchés, les salons. De partout, des voix s'élèvent.

 

Nous sommes sur les lieux d’un combat. La poésie est une arme. Elle est un moyen de naître au monde.

 

J’ai trouvé en Catherine Andrieu, plus qu’une amie, une voix authentique, précieuse. Une voix qui devrait être davantage entendue.